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Voilà qui est plutôt singulier. J’écris ce message dans le cadre d’une opération d’un blog que je suis sur l’écriture, Ecrire-et-être-lu.com, dirigé par Jérôme Vialleton, qui célèbre ainsi son 100ème article sur son site. J’ai depuis un bon moment déjà mis ce blog en lien sur le mien car il est particulièrement intéressant, et rédigé sans nul doute par un passionné.

Ce qui est singulier, c’est de penser que j’ai quelque chose à apporter au sujet. J’imagine que les contributions les plus intéressantes seront faites par des gens qui arrivent effectivement à vendre des livres, pas aux dilettantes qui comme moi ont fini par se résigner et attendre que le vent tourne de leur côté, les bras ballants. Mais Jérôme a l’air de penser que même des gens comme moi peuvent apporter quelque chose. Alors soit, vous l’aurez voulu cher camarade…

Sur mon « aventure littéraire » au quotidien, vous trouverez déjà de nombreux articles sur le blog avec les mots clé « ebook », « Sister Love » et « Dieux et avatars ».

 

Conseil numéro 1 : n’attendez rien, de personne

C’est sans doute ce qui m’a fait le plus mal finalement. Tout fier de moi après avoir terminé mon premier roman en 2013, « Mais qui est donc Sister Love ? », je l’ai publié en ligne et l’ai fait savoir à tout mon cercle d’amis et à ma famille. Le manque de retour a été d’un silence assourdissant. Un de mes amis a publié une critique sur Amazon.fr, tellement vague finalement que je me demande s’il a réellement lu le roman, une des membres de ma famille m’a dit « ça se tient », et c’est tout. Et comme je ne suis pas du genre à réclamer de l’attention, j’en suis resté là. A ce jour ma femme même n’a lu aucun de mes deux romans. Un de mes amis me dit à chaque fois que je le vois « il faudrait quand même que je le lise, ton roman », 6 ans après. Les autres membres de la famille ou les amis ne m’en parlent jamais. J’ai compris qu’en leur faisant savoir que j’avais écrit un roman, c’était comme si je leur imposais de le lire, et les gens n’aiment pas se voir imposer des choses. C’est comme ça. N’attendez rien, de personne. Quoi que vous fassiez, faites-le pour vous, et vous seul.

 

Conseil numéro 2 : écrivez quand même !

Le lecteur ou la lectrice du conseil numéro 1 sera sans doute saisi par un certain découragement bien compréhensible. Je ne vais pas m’en cacher, si j’ai rédigé ces textes et si je les ai mis en ligne, c’était pour espérer en vendre. Cela ne s’est pas produit, mais quelle satisfaction, rien que de voir son roman en ligne sur Amazon et autres sites marchands ! Quel bonheur de FINIR un texte, quel qu’il soit ! Quel bonheur de découvrir au fil de la rédaction des éléments auxquels vous n’aviez pas pensé à la base ! Quelle satisfaction d’expérimenter de première main les émotions de vos personnages !

Alors écrivez quand même, mais seulement si vous en éprouvez un besoin impérieux. Car le corollaire du conseil numéro 1, c’est qu’il faut ressentir au plus profond de vous le besoin d’écrire. Car vous serez en définitive seul avec vous-même. Le scénariste Joe Michael Straczynski a coutume de dire : « n’écrivez que si votre vie en dépend ». Sans aller jusque-là, vous saisissez l’idée.

En ce moment par exemple, je ne ressens pas ce besoin. Je l’ai ressenti il y a quelque mois et j’ai avancé sur « Sister Love 2 », et pas mal d’ailleurs. Je ne suis pas loin de la fin de ce tome 2, j’ai l’histoire fermement en tête, elle me « bouffe » de l’intérieur, j’y pense sans arrêt, mais je ne suis pas encore prêt à la rédiger. Votre histoire, elle est entre vous et vous. C’est ça aussi, être indépendant, pas de date limite à respecter. Et comme toute liberté, elle a ses bons, et ses mauvais côtés. La procrastination est sans doute le plus grand fléau qui menace l’auteur indépendant. C’est certainement ma croix personnelle.

 

Conseil numéro 3 : il n’y a pas de conseil numéro 3 (autrement appelé point marketing)

On touche au point névralgique auquel doit faire face tout auteur indépendant, j’ai écrit ce truc, j’en fais quoi maintenant ?? Sur ce sujet, autant vous renvoyer directement à écrire-et-être-lu.com, Jérôme a plus d’un article sur le sujet. Il n’a pas la recette miracle, personne ne l’a, sinon ça se saurait. Mais sait-on jamais, la réponse sera peut-être là-bas en définitive.

La vérité c’est que votre texte en format « ebook » n’aura aucune visibilité, aucune traction. Il sera enfoui sous un millier d’autres dans un site gargantuesque, noyé dans la masse. N’espérez rien des « concours littéraires » d’Amazon et consorts, ce ne sont que des « concours de popularité » basés sur les notes des commentaires. Si vous avez un vaste réseau, vous pouvez espérer vous faire remarquer, sinon inutile de rêver. Je pensais avoir un réseau, mais en fait non, voir le conseil numéro 1. N’attendez rien des « opérations gratuites » d’Amazon, qui mettent à disposition gratuitement votre livre pendant une période donnée. Des téléchargements, vous en aurez, des retours, aucun.

Proposer votre livre à des éditeurs tiendra du parcours du combattant. Derrière une apparente simplicité (il suffit de télécharger votre roman en ligne), vous devrez principalement faire face à une frustration intense devant l’absence de réponse des professionnels. C’était quoi le problème ? Trop court ? Trop long ? Pas dans la ligne éditoriale ? Pas assez bien écrit ? Seul un des trois ou quatre éditeurs potentiels m’a répondu : style trop pauvre, pas assez de « folie » dans l’intrigue. Ça fait mal, il faut savoir encaisser la critique, mais au moins, c’est clair.

Editer soi-même ses bouquins ? Si vous avez les sous, faut voir. Personnellement je ne les ai pas… Vous trouverez de nombreux « éditeurs » à compte d’auteur sur votre route. Bizarrement, eux accepteront sans problème votre livre, qu’ils trouveront absolument génial, et ils vous enverront une belle plaquette d’aspect très professionnel, avec un contrat et un devis où vous en serez d’une somme à quatre chiffres de votre poche pour espérer vous voir éditer. Ah, ils vous relancent aussi si vous ne répondez pas dans la foulée…

 

Bien sûr, il conviendra également de prendre mes « conseils » avec précaution. Peut-être que tout simplement mes romans ne sont pas assez bons pour attirer l’attention. Sans retour, impossible de le savoir, et on est incapable de juger soi-même de son travail, aussi bizarre que cela puisse paraître. Peut-être suis-je condamné à n’écrire que pour satisfaire mon petit égo personnel, ce qui en soi, on en conviendra, n’est pas nécessairement un mal. Surtout pour soi.

Mais des petits miracles arrivent de temps en temps. J’ai évoqué sur un forum l’existence de mon roman, et un des intervenants l’a acheté, et l’a aimé. Il a écrit une critique positive sur Amazon, 4 étoiles sur 5, et c’est à peu près le seul rayon de soleil venant de l’extérieur qu’aura généré mon aventure littéraire jusqu’à présent.

Et rien que ça, c’est juste énorme. Bon courage à toutes et à tous.